Harper pressé de questions sur le centre de tri de Québec
Mercredi 8 mars 2006 — Le premier ministre canadien, Stephen Harper, a été accueilli par une manifestation surprise aujourd’hui, à Québec. Il s’est fait rappeler l’engagement de son équipe de revoir la décision de Postes Canada de fermer le centre de tri postal de la ville de Québec. Environ 70 membres de la section locale de Québec se sont mobilisés en moins de 24 heures pour se rendre du centre de tri jusqu’au site où se tenait la rencontre entre M. Harper et le premier ministre québécois, Jean Charest.
Munis de chansons originales, de slogans inspirés et des traditionnels sifflets, les membres syndiqués ont sollicité publiquement une rencontre avec M. Harper.
Résultat : un premier ministre pressé de questions et une rencontre d’une vingtaine de minutes avec le nouveau ministre responsable de Postes Canada, Lawrence Cannon.
Composée de Denis Poirier, membre du comité exécutif de la section locale de Québec, ainsi que de Monique Allard, dirigeante régionale de l’éducation et l’organisation, et de Christian Martel, dirigeant régional des griefs, la délégation du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a expliqué au ministre les conséquences d’une fermeture sur le service postal et a mis un visage humain sur les emplois qui seraient perdus. Les membres de la délégation ont aussi évoqué l’ampleur des appuis reçus dans la région et partout au Canada, ainsi que l’absurdité de faire transiter le courrier local par Montréal.
La manifestation a été largement couverte par les médias électroniques, les bulletins de nouvelles radiophoniques et les quotidiens. Lors de la conférence de presse conjointe des deux premiers ministres, M. Harper a fait face à quatre questions des journalistes sur le centre de tri. Il a dit ne pas pouvoir s’immiscer dans la gestion de Postes Canada, une société d’État autonome. Jean Charest s’est quant à lui contenté d’affirmer que Postes Canada était de compétence fédérale.
Durant sa rencontre avec les membres du STTP, M. Cannon a été plus positif, se disant prêt à revoir le dossier et à assurer un suivi serré avec le Syndicat. Le bureau national du STTP continue de demander à M. Lawrence Cannon et à Mme Josée Verner, ministre responsable de la Francophonie et des Langues officielles, de lui accorder un entretien.
Chose certaine, la mobilisation des membres du centre de tri de Québec n’aura pas été vaine. La pression exercée sur le nouveau gouvernement a clairement été ressentie à Québec. Le lancement la semaine prochaine d’une nouvelle phase de la campagne du STTP devrait permettre à tous nos membres, alliés et organisations amies partout au Canada d’intensifier ces pressions pour appuyer nos consœurs et confrères de Québec et contrer tout autre projet de fermeture ailleurs au pays.